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Approche des nouvelles thérapies en traitement néoadjuvant

PA1-6 : Neoadjuvant therapy - Vernon K. Sondak

 

Sondak nous a présenté deux cas de mélanome au stade locorégional traités par deux approches différentes.

Premier cas, un patient présentant des adénopathies axillaires et cervicales métachrones d’un mélanome V600 muté, mis sous BRAF inibiteur et MEK inhibiteur durant 6 mois, permettant une bonne réponse avec cependant des ganglions axillaires persistants. Le curage axillaire alors pratiqué mettait en évidence 4N+/12. Les thérapies ciblées ont été arrêtées, et le patient est actuellement en réponse complète depuis 36 mois.

Le second cas, patiente de 74 ans présentant un ganglion inguinal droit métastatique BRAF –, 4 ans après l’exérèse d’une lésion dorsale. L’atteinte semblait non-résécable devant de nombreux ganglions pelviens et latéro-aortiques. Elle était traitée par nivolumab suivi d’ipilimumab dans le cadre d’un protocole (4 cures de chaque), et a ensuite bénéficié d’un traitement d’entretien par nivolumab avec une évaluation scanographique négative à 30 mois.

Ainsi on peut imaginer que les thérapies ciblées chez les patients BRAF mutés stade IIIC/IV avec des métastases résécables deviennent un traitement néoadjuvant et que certains patients BRAF – stade IIIC/IV résécables traités par immunothérapie en néoadjuvant n’aient finalement pas besoin d’opération. Cependant, la chirurgie reste toujours très utile chez les patients métastatiques traités par voie systémique chez qui la plupart des lésions sont stables ou en réponse mais une ou deux lésions sont en progression dissociée.

 Laura Troin

 

L. Troin a déclaré n’avoir aucun lien d’intérêts en relation avec ces publications.