Vous êtes ici

Intérêt d’utilisation en adjuvant de traitements ayant fait leurs preuves au stade métastatique ?

PA1-4 : Perspectives on earlier use of drugs with demonstrated activity at late stage – J.-J. Grob

 

Le bénéfice d’un traitement prescrit en adjuvant plutôt qu’à un stade avancé dépend de notre capacité à prédire quels individus vont évoluer vers un stade métastatique, de l’acceptatibilité de la toxicité, et de la durée de ce traitement dans une large population. La maladie résiduelle (MR) dans le mélanome n’est pas uniquement dans le premier ganglion, puisque le ganglion sentinelle n’améliore pas la survie ; ni uniquement dans la région lymphatique drainée. On retrouve parfois la MR dans les cellules circulantes mais leur positivité n’est pas toujours corrélée à la récidive métastatique. Les données concernant le micro-environnement tumoral du ganglion sentinelle ne semblent pas favorables au traitement par immunothérapie. Par ailleurs, il a été montré un bénéfice du traitement adjuvant par immunothérapie supérieur en cas de maladie microscopique qu’en cas de maladie macroscopique (interféron EORTC 18952/interféron pegylé 18991 et ipilimumab EORTC 18071). Concernant les thérapies ciblées en adjuvant, des essais sont en cours (BRIM 8 et Combi AD) avec une durée de traitement fixée à 1 an.

Laura Troin

 

L. Troin a déclaré n’avoir aucun lien d’intérêts en relation avec ces publications