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Longues réponses et long répondeurs au traitements par immunothérapie

PA5-2: Long response and long responders - G. Long

 

L’ipilimumab a montré un taux de réponse à 3 ans de 22 % et 40 patients (P) de la phase 3 sont encore vivants, 5 ans après leur inclusion. Il apparait que les P ayant une réponse complète (RC) selon les critères RECIST sont les P « guéris » par l’ipilimumab, ainsi que 3 des 4 P en RC lors de la phase 3 sont toujours en RC à ce jour. Ceux ayant une réponse partielle et un taux de LDH normal tendent à être les répondeurs à long terme tandis que l’on ne retrouve pas de longs répondeurs chez les P inclus avec un taux de LDH > 2N.

Pour les anti-PD-1, le facteur essentiel prédictif de réponse est la taille initiale tumorale. Les patients situés sous la médiane ont un meilleur taux de réponse. Les RC concernaient également les P avec de petites lésions, et de façon remarquable, seuls 1 % des P en RC progressaient secondairement. La réalisation de TEP scanner à 1 an des lésions résiduelles chez les répondeurs partiels montrait qu’elles ne fixaient plus le plus souvent. Enfin, il est important de souligner chez les patients ayant progressé l’obtention d’une survie médiane post-traitement d’environ 8 mois, bien supérieure à celle de quelques mois constatée après arrêt des thérapies ciblées, supposant un effet durable des traitements par anti-PD-1 après leur arrêt.

Dr Nausicaa Malissen

 

N. Malissen a déclaré n’avoir aucun lien d’intérêts en relation avec ces publications.